L’hibernation de la tortue

Selon les espèces, l’hibernation de la tortue est primordiale pour sa santé. Les propriétaires appréhendent parfois ce moment de l’année, voici quelques conseils importants pour que l’hibernation se passe dans les meilleures conditions possibles et ce, dès la première année de sa vie.

LA PRÉPARATION AVANT L’HIBERNATION

L’hibernation a lieu en général entre Octobre et Mars, elle dure environ 5 mois selon le climat de chaque région, et des conditions de détention de l’animal. Une préparation est nécessaire avant qu’elle ne s’endorme et cette préparation commencera fin Août. En effet la tortue sera de moins en moins active, à partir de cette période, si elle vit à l’extérieur. Courant Septembre les températures baissent un peu partout dans le pays, vous pouvez commencer à préparer l’hibernation en ajoutant du foin, feuilles mortes (feuilles de chêne)qui sont de bon isolants, vérifier aussi ses abris (cabanes…). I l n’est pas nécessaire de la nourrir davantage.

Contrairement à l’ours, la tortue ne fait pas de réserves de nourriture, elle va s’auto-gérer.

Pour les tortues qui vivent en terrarium, c’est le même principe : il faut couper son chauffage progressivement pour éviter les chocs thermiques sur une période de 3 semaines, la température de votre domicile suffira.

 

Ne coupez pas la lampe UV la journée.

QUEL ENDROIT POUR L’HIBERNATION ?

Votre tortue vit à l’extérieur, elle va s’enterrer, pensez à bien sécuriser votre enclos au sol, sur les côtés et les hauteurs afin d’éviter des problèmes de fugues, de prédateurs et ceux liés au gel. I l faut impérativement bien l’isoler (foin, feuilles mortes et terre naturelle), la température idéale pour une hibernation se situe entre 5 et 8 degrés 24h/24.

Si vous ne disposez pas d’un jardin avec un enclos, d’autres solutions s’offrent à vous :

  • Un incubateur qui va garder la température idéale.
  • La cave car l’humidité est présente.
  • Le frigo fermé à 5 degrés mais il doit être dédié exclusivement à votre tortue.
  • Une boîte adaptée avec un environnement similaire à un enclos extérieur.

Évitez les lieux comme le garage car peu isolé et sensible au changements de température

 

LA SORTIE DE L’HIBERNATION

Une tortue ne mangera pas immédiatement, elle peut commencer à se nourrir après plusieurs jours, voire plusieurs semaines après sa sortie d’hibernation. Ne la forcez surtout pas à s’alimenter. Une tortue est têtue et opportuniste, vous pouvez la braquer contre un aliment bon pour sa santé pour une longue durée, elle va de nouveau s’auto-gérer. Vous pouvez éventuellement introduire des aliments en guise de friandises comme des fraises sans en abuser car peu nutritif, laissez lui de la bonne nourriture (comme le trèfle, plantain..) en permanence.

Si votre tortue vit en terrarium, c’est le même processus, remettez la progressivement sous sa lampe chauffante et UV.

La pesée de votre tortue est importante avant et après l’hibernation, une tortue ne doit pas perdre plus de 10% de son poids durant la période d’hibernation, si c’est le cas, pensez à consulter un vétérinaire spécialisé dans les NAC.

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L’alimentation du chien en question, faisons le point

De nombreux propriétaires se questionnent aujourd’hui sur l’alimentation de leurs animaux. Consécutivement à cette prise de conscience, différents courants alimentaires ont vu le jour, dynamisés par leur médiatisation. En notre qualité de professionnel de la santé animale, nous vous proposons une synthèse des 3 types principaux d’alimentation : le BARF, le « sans céréale » et l’alimentation industrielle.

I.              Le BARF

 

La volonté de s’impliquer dans l’alimentation de leur animal, en évitant l’alimentation industrielle ainsi que la volonté de connaitre la composition de ce qu’on donne à son compagnon a favorisé l’émergence duBARF.

Le BARF (Bones and raw food) était, à l’origine, composé principalement de viande et d’os crus proposant ainsi un régime alimentaire peu adapté aux besoins du chien. Il a ensuite évolué vers la nouvelle appellation : « Biologically Appropriate Raw Food » incluant alors des légumes et des compléments alimentaires permettant de proposer un régime alimentaire moins strict qu’à l’origine.

 

Il est indispensable de se rapprocher d’un professionnel de la santé animale lorsque l’on souhaite nourrir son chien ainsi, et ceci pour plusieurs raisons :

  • Un bon BARF est un BARF équilibré. Il faut nécessairement ajouter certains compléments en fonction de la physiologie de l’animal.

 

  • Il n’est pas adapté à tous les états physiologiques. En effet, il est déconseillé chez le chiot, notamment à cause du rapport phospho-calcique délicat en période de croissance, ainsi que chez la chienne gestante.

 

  • Outre les occlusions pouvant être dues à l’ingestion d’os non broyés, des règles d’hygiènes sont à respecter, certaines bactéries présentes sur la viande crue pouvant être transmise à l’homme (salmonelles).

Il est donc indispensable de respecter des règles d’hygiène strictes, notamment si des enfants ou des personnes immunodéprimées sont présentes dans le foyer.

Avantages Inconvénients
–        Satiétogène

–        Peu calorique

–        Long à ingérer

–        Non adapté à tous les statuts physiologiques

–        Déséquilibré si non contrôlé

–        Risque sanitaire

 

 

Le BARF est une alimentation naturelle, dont le but est de se rapprocher au maximum du régime alimentaire du chien. De par son contact avec l’homme, le tube digestif du chien s’est adapté à la consommation de nourriture cuite et présente aujourd’hui une capacité de digestion des glucides nettement supérieure à celle du loup.

En conclusion, le BARF est un mode d’alimentation de qualité, à condition de faire contrôler la ration par les personnes compétentes et que ce dernier ne soit ni en période de croissance, ni en gestation.

II.             Les croquettes sans céréale

 

Un nouveau type d’alimentation industrielle s’est imposée dans les rayons de nombreuses animaleries : les croquettes sans céréale. Certains pièges sont à éviter lorsque l’on choisit ce type d’alimentation.

Votre animal étant un carnivore, pourquoi mettre des céréales dans les croquettes ?

Certaines confusions concernent le sans céréale.  Il est tout d’abord impossible de réaliser une croquette sans amidon. Une croquette sans céréale contiendra obligatoirement de l’amidon qui provient d’autres sources végétales (pomme de terre, riz) que les céréales et à des teneurs parfois supérieures aux recommandations. L’amidon est parfaitement assimiléet utilisé en tant que source d’énergie par votre animal.

 

 

Une idée reçue sur ce type d’alimentation concerne la teneur en protéine de cette alimentation.

On pourrait se dire que s’il n’y a pas de céréale, c’est que la teneur en protéines est plus élevée. Or, il a été prouvé que 2/3 des croquettes sans céréale ne respectent pas les besoins protéiques de votre animal. Le pourcentage de protéines précisé sur le paquet est à interpréter avec précaution : il ne suffit pas à déterminer si les besoins sont couverts.

Si on supprime les céréales, il est légitime de s’interroger sur l’élément qui remplace ces dernières…

Le « sans céréale » n’est donc pas forcément synonyme d’une alimentation de qualité. Les glucides contenus dans les céréales sont une source d’énergie importanteet fournissent des minéraux, vitamines, fibres, acides gras et acides aminés essentiels. Cette source d’énergie permet par la même occasion d’être utilisée pour les fonctions de base de l’organisme, conservant les protéines pour les fonctions plus complexes (croissance, renouvellement des tissus, immunité…).

 

 

 

III.           L’alimentation industrielle

 

Souvent décriée, l’alimentation industriellene peut être responsable de maladies si elle est équilibrée tout comme les autres modes d’alimentation énoncés précédemment. La lecture de l’étiquetteest, certes, un élément indispensable dans le choix des croquettes, mais celle-cin’informe aucunement sur la qualité de l’alimentation. Les matières premières doivent être rigoureusement sélectionnées, en insistant sur la qualité des protéines et sur l’absence de sucres solubles. L’alimentation trouvée en grande surface présente des matières premières de qualité aléatoire, abaissant ainsi la digestibilité à seulement 20% (seul 20% des nutriments présents dans la croquette sont absorbés et utilisés par l’animal).

La seule lecture de l’étiquette ne permet donc pas de choisir une bonne alimentation.

Ainsi, les croquettes ne peuvent être nocives pour l’animal si une garantie de qualité est présente.

 

La présence de glucides dans les croquettes est souvent controversée. L’apport en glucides pour nos compagnons se fait principalement sous forme de fibres. Il ne faut pas restreindre la notion de glucides aux seuls sucres. Les glucides sont une grande famille contenant l’amidon, les fibres alimentaires et les sucres simples. Ce sont les sucres simples qui ne doivent pas être présents dans l’alimentation. En ce qui concerne le gluten, il s’agit d’une protéine et non pas d’un glucide.

La mention de sous-produitsprésents dans l’alimentation industrielle peut faire peur. Il faut savoir qu’ils ne sont représentés uniquement par des parties d’animaux abattus et jugés propres à la consommation humaine mais que la chaîne alimentaire humaine ne valorise pas (ex crêtes de coq, mamelle, foie…).

En conclusion, que l’on choisisse une alimentation industrielle, BARF, des croquettes sans céréale, si la ration n’est pas adaptée ou si les constituants de base sont de mauvaise qualité, les impacts sur la santé au long terme de votre animal seront les mêmes. Le choix d’une alimentation équilibrée, adaptée à la physiologie de l’animal, avec des matières premières et des protéines de bonne qualitésont les clefs d’une espérance et d’une qualité de vie meilleures. L’alimentation ménagère est une alternative intéressante aux croquettes à condition d’être équilibrée et que l’on puisse prendre le temps de cuisiner pour son compagnon.

 

N’hésitez pas à vous rapprocher de nos vétérinaires et assistantes pour plus d’informations.

 

Dr Gaëlle BREBION 

 

 

 

 

Sources :

Analyse de l’émission « Quelles croquettes pour nos bêtes ? » diffusée sur France 5 le 8 octobre 2017 ; Pr Marianne DIEZ, Unité de Nutrition des animaux domestiques, FMV, ULiège

Conférence Dr Charlotte Deveaux DMV « Barf et alimentation sans céréale », décembre 2017, Archamps

Conférence Dr Jean-Luc Besson DMV, CES nutrition, Vonnas, 25/10/17 « l’alimentation des carnivores domestiques »

http://agriculture.gouv.fr/les-sous-produits-animaux-et-les-produits-qui-en-sont-derives

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